Installé au pouvoir Lénine contraint le peuple à servir sans compassion l'État et son idéologie. Imposant par la propagande une image de chef bienveillant envers le petit peuple et fort d'un pouvoir absolu, il va faire mourir sans compassion quantité d'opposants, simples suspects ou paysans. Il en appelait à «débarrasser la terre russe de tous les insectes nuisibles et à fusiller sur place un individu sur dix coupables de parasitisme. S’ensuit une longue descente aux enfers : guerre civile, famines, camps de travail, exécutions sommaires.
Après avoir assouplis son régime et rétablis un semblant de reprise économique, il décède en 1924 en laissant la place à Staline qui, à grand coups d’assassinats, accède au pouvoir. Il relance et renforce le régime de la terreur. Ré-collectivisant par la force, des entreprises privatisées tantôt et ré-réquisitionne les terres agricoles, envoyant au Goulag et à la mort des centaines de milliers de personnes au passage. De nouveau le pays sombre dans la famine et la misère. Mais toute rébellion ou soulèvement est éteinte dans le sang sous la bannière rouge du communisme. Dans le même temps, la propagande érige un véritable culte à sa gloire. La seconde guerre mondiale éclate. Dans la lute contre les Allemands, 21 millions de Russe. (10% de la population.) Périrent. Ne dites jamais à une femme Russe que l’Allemagne est tombée grâce à l’Amérique, à qui le conflit n’a coûté que 420 000 hommes et alors que les restes des forces du Troisième Reich sont tombées sous le feu de l’Armée Rouge à Berlin le 2 mai 1945. Staline et les alliés conclurent un accord (accords de Yalta) sur le partage de l’Europe en zones d’influence admettant et considérant le rôle joué par l’URSS. Staline ne respecta pas longtemps les accords. Les pays libérés et l’Allemagne de l’Est se voient bientôt imposer des gouvernements à sa dévotion, dominés par les communistes locaux. Les frontières du spectre communiste soviétique s’étendaient désormais sur une grande partie du monde. Au point que Winston Churchill déclara à Staline en avril 1945 : «On n'est pas rassuré lorsqu'on envisage un avenir où vous, et les pays que vous dominez, seriez tous d'un côté tandis que les nations rassemblées autour des pays de langue anglaise, et alliés, seraient de l'autre ! Cette querelle conduirait le monde à la ruine.» S’ensuivit le 12 mai 1945, une page d’histoire écrit au président Truman : «un rideau de fer est tombé sur le front russe». Staline s'éteint le 5 mars 1953, à plus de 73 ans mais la guerre froide resta.