L’esprit communautaire ayant été détourné et exploités par une succession de tyrans, les Russes actuelles sont déchirés et partagés entre le désir d’aimer ce qui à fait leur grandeur, ou rejeter ce qui à causer leur malheur. La fierté nationaliste d’un coté et le rejet du régime politique de l’autre. Aimer cette mère patrie qui les a nourris ? Ou rejeter celle qui à hébergé sous son ailes des enfants malfaisants ? Avec beaucoup de fatalismes et une fierté profondément enraciné, ils avancent sous un régime encore turbulent, sans vouloir trancher sur cette question. Questions, dont aucun étranger ne peut débattre avec eux. Mais la vie reste belle. L’âme Russe ne s’abat pas dans la tragédie. Au contraire. Dans le drame il y a aussi du comique. Un paradoxe qu’ils aiment à expliquer avec philosophie. Sans malheur pas de bonheur. Plus on a connus la souffrance, plus on reconnait le bonheur lorsqu’il se présente à nous. C’est pourquoi les Russes sont si romantiques. Si bien révélé par Boris Pasternak dans Docteur Jivago.
Tantôt taciturne tantôt exubérant, dans un climat morose où le soleil fait défaut, où un élan de générosité peut arracher un moment émouvant et engendrer un flux d’émotions intenses, les Russes vivent sans états d’âmes conscients de leurs paradoxes mais jouissant parfaitement de leurs différences.
Avec le temps, une touche d’humour et d’auto dérision, vous les découvrirez, tantôt Latins volubiles et discourtois tantôt Japonais froid et aux subtiles manières. Et vous découvrirez que vivre à leur contact est un vrai bonheur.